Cloud Consulting Activities – Convictions & Approche

A la création de l’activité Cloud Consulting au Q4 2019, les équipes d’Elée ont passé du temps à rencontrer les clients existants, écouter les expériences « Public & Private Cloud » de chacun, se construire des convictions et préparer une offre qui réponde aux problématiques remontées.

 

Les convictions d’Elée sur le Public Cloud

Historique

Depuis plusieurs années, beaucoup d’entreprises ont démarré et communiqué sur la mise en œuvre d’une stratégie Cloud First. Cette stratégie visait à :

1. Démarrer tout nouveau projet sur une infrastructure Public Cloud (Azure / Amazon / GCP…) et

2. Migrer les applications existantes on-premise vers ces mêmes infrastructures.

Les objectifs affichés étant d’être plus réactifs vis-à-vis des métiers, de gagner en performance, et surtout de réaliser des économies au regard des solutions d’hébergement en place (datacenter en propre ou chez un hébergeur professionnel), et des prestations confiées aux infogéreurs.

Avec le recul, les résultats de cette stratégie sont mitigés à deux titres. Premièrement, d’un point de vue technique, le poids du legacy et les adhérences applicatives ont eu raison des tentatives de migration de la plupart des applications hébergées on-premise vers le Public Cloud. Deuxièmement, d’un point de vue financier, les économies étaient absentes et la stratégie avait même engendré des surcoûts récurrents non-maîtrisés.

 

La promesse du Cloud… et la réalité

La promesse du Public Cloud tient dans la juste consommation des ressources nécessaires associées à un paiement à l’usage.

 

Migrer des applications legacy vers une infrastructure Cloud revient à changer d’hébergeur, sans utiliser le moindre avantage technique ni service offert par les cloud providers. On dit alors que l’on fait de « l’hébergement dans le cloud ». L’exploitation réelle des services à valeur ajoutée des cloud providers, tels que la scalabilité horizontale ou verticale, la fourniture de services gérés tels qu’un Paas Database, les architectures applicatives serverless etc… nécessitent une ré-écriture des applicatifs legacy. Quels coûts, quelle valeur ajoutée in fine pour le métier, quel niveau de dépendance se crée-t-on vis-à-vis du cloud provider, et finalement quel intérêt ? Ces questions méritent d’être posées.

 

D’un point de vue financier, « l’hébergement dans le cloud » coûte plus cher que l’hébergement on-premise. Toutes les études financières réalisées sur ce sujet par Elée le démontrent, et les études menées en autonomie par les sociétés utilisatrices sont unanimes sur le sujet. D’un point de vue méthodologique, les analyses des coûts on-premise vs Public Cloud sont établies via une démarche ABC (Activity Based Cost) reprenant l’intégralité des coûts (build, run) qui sont répartis via des inducteurs de coûts sur des activités comparables.

 

D’un point de vue plus global, toute migration d’une application on-premise dans le cloud devra faire l’objet une analyse soigneuse des coûts fixes et variables réellement économisés, afin de ne pas faire porter un surcoût aux autres applications restées on-premise : si aucun euro n’est comptablement économisé sur le périmètre on-premise lors d’une migration applicative vers un cloud public, les coûts ne font que s’empiler… pour une valeur ajoutée dépendant de la nature de l’application migrée.

 

En effet, les avantages d’une migration vers un Public Cloud peuvent exister, et il conviendra ainsi d’analyser, sur la base d’un arbre de décision pragmatique, quelles applications sont éligibles sur la base de leur profil d’utilisation : des applications utilisées par un nombre important d’utilisateurs, internes ou externes, avec des pics de charges hétérogènes sont sujettes à une migration sur un Public Cloud et les avantages existeront.

 

Au lieu de dimensionner son infrastructure on-premise sur le pic de charge, et laisser 80% de ses ressources inutilisées la plupart du temps, l’application pourra bénéficier de l’élasticité offerte par les services Cloud. Une application e-commerce dont l’activité est saisonnière se prête très bien à une exploitation au sein d’un Public Cloud provider. Encore une fois, c’est l’intérêt du métier, client des services de la DSI, qui doit passer en priorité, tant d’un point de vue du bénéfice apporté par cette migration (service mieux rendu aux clients finaux du métier, nouvelles fonctionnalités rapidement mises en production etc…) que d’un point de vue de la maîtrise du coût associé.

 

Pour les nouveaux projets qui démarrent sur un Public Cloud, la situation est tout autre : à partir du moment où ils intègrent dès la phase de conception et de développement la capacité à exploiter la gamme des services proposés par le Cloud Provider, des avantages en seront tirés. Il sera en outre possible d’utiliser l’ensemble des méthodes et outils CI/CD fournis nativement par le Cloud Provider – sans que ces derniers ne soient exclusifs au monde du cloud – et de commencer à changer les cultures internes et externes à ce sujet.

 

Le point d’équilibre de stabilisation

Les oscillations des choix entre les infrastructures on-premise, qui resteront probablement encore longtemps en activité, et les services Cloud, amènent à une stabilisation autour d’un point d’équilibre qui est nommé communément d’infrastructure hybride. Il s’agit, selon l’angle de vue, soit d’une stratégie clairement réfléchie, étudiée et choisie, soit d’un constat d’échec dissimulé des stratégies cloud first et des migrations intégrales vers le Public Cloud annoncées un peu hâtivement comme le nouveau vecteur de performance et d’économie.

 

Quoi qu’il en soit, les infrastructures hybrides s’imposent d’elles même, permettant de servir le métier à travers d’un côté le legacy et de l’autre des services cloud innovants, managés et on-demand. La modernisation de l’infrastructure passant aussi par des évolutions côté on-premise : nombre d’entreprises ou de services de l’Etat ont mis en place des infrastructures de cloud privé, on-premise, couplées à l’utilisation de services Public Cloud.

 

Il s’agit, dans ce type d’infrastructures hybrides, de disposer de certaines garanties quant à la maîtrise de la confidentialité des informations disponibles uniquement sur le Cloud Privé, et de disposer de services Public Cloud pouvant servir soit de déport pour certains workload, soit d’environnement de hors-production avec les avantages que cela confère (rapidité de la mise à disposition, prototypage, PaaS..), soit d’environnement de production pour des applications bien choisies et tirant avantage de la plupart des services cloud mis à disposition.

 

Les technologies liées aux infrastructures de virtualisation, de stockage, de réseau et plus globalement d’orchestration se doivent de servir avec cohérence à la fois les environnements on-premise et Public Cloud. Elles doivent assurer, sur un même modèle, le pilotage de deux infrastructures différentes et offrir aux administrateurs une vision unifiée. Au-delà du pilotage technique, c’est la capacité à fournir les éléments de maîtrise des coûts qui sera décisif. Nous rentrons également dans une période où le FinOps se doit d’épouser les infrastructures hybrides et pas seulement les infrastructures Public Cloud.

 

Et les licences logicielles ?

Objet de nombreuses difficultés depuis des années, la bonne maîtrise des licences logicielles se doit encore de progresser et d’être en mesure d’adresser les environnements hybrides, on-premise classique, on-premise avec Cloud Privé et enfin Public Cloud.

 

Ce qui a pris du temps à mettre sous contrôle sur les infrastructures on-premise classiques (= quelques serveurs physiques standalone, infrastructure de virtualisation maîtrisée sous Vmware, Hyper-V ou autre…) se doit à présent d’évoluer pour tenir compte des nouvelles infrastructures composées de cloud privé et de Public Cloud.

 

Les règles de licence chèrement expliquées à la suite d’audits, sont-elles les mêmes dans ces nouveaux environnements ? Quels sont les nouveaux pièges habilement dissimulés au sein des contrats logiciels et faisant l’objet d’interprétations unilatérales de la part des éditeurs ou des auditeurs ? C’est un apprentissage permanent, qui ne peut se faire sans formation par des experts dédiés ni sans échange avec ses pairs au sein des différents clubs utilisateurs (CIGREF, CRAI, CRIP …) qui rencontrent ces difficultés au quotidien.

 

De plus, les questions de licences logicielles doivent être intégrées très en amont des choix stratégiques relatifs aux infrastructures hybrides : des éditeurs qui sont également devenus avec le temps des cloud providers font levier à travers leurs contrats de licence pour privilégier leur propre infrastructure cloud. Par exemple, si vous disposez déjà de Software Assurance à travers un contrat Microsoft SCE pour couvrir vos environnements on-premise, il devient financièrement plus intéressant d’utiliser le cloud Azure que le cloud AWS pour créer et exécuter vos VMs Windows Server…

 

Ces enjeux sont à prendre très sérieusement au regard des sommes encourues. Les vagues d’audit qui ont suivi pendant plusieurs années la crise financière de 2008 ont montré qu’une absence de gestion des licences logicielles présentait des risques en millions, voire en dizaines de millions d’euros. La crise sanitaire COVID-19 aura les mêmes conséquences avec des éditeurs cherchant à compenser une année commercialement catastrophique.

 

Avec un peu de distinction, nous mettrons d’un côté ceux qui ont réussi depuis plusieurs années à transformer un modèle « licence perpétuelle + maintenance » en modèle de souscription, pour lequel le risque de non-conformité et d’audit est moindre mais pas inexistant (Microsoft, Adobe…), et de l’autre côté ceux qui n’ont pas encore réussi une mise en place massive de cette transition (Oracle, IBM, SAP…), qui ont toujours agité et qui intensifieront prochainement l’audit comme un vecteur de vente de licences en lieu et place de l’innovation.

 

A présent, vous disposez au maximum de 5 mois pour vous préparer : gouvernance et processus SAM, outils d’inventaire, de conformité, d’optimisation, analyse des contrats et bilan de son patrimoine de licences (produit – édition – version – métrique – statut de la maintenance – quantités …), calcul trimestriel des positions de licences etc.… vous permettront d’aborder sereinement la réception de la prochaine lettre d’audit au mois de septembre 2020.

 

 

Les bonnes questions et l’appui d’Elée pour vous accompagner

Les infrastructures hybrides deviennent le point d’équilibre pour les prochaines années. Au regard des constats abordés jusqu’ici, il est nécessaire de traiter avec soin les éléments ci-dessous :

 

  • Migration Public Cloud : Quels sont mes coûts à date par application, et parmi elles, quelles sont celles réellement éligibles à une migration Public Cloud ? Quels critères et quel arbre de décision doivent être mis en place pour tirer le maximum de bénéfices d’une migration Public Cloud ?

 

  • Transformation On Premise : Quels impacts sur la mise en place d’un cloud privé ? comment piloter mon catalogue de service, quel niveau de facturation par service doivent être appliqués vis-à-vis de mes clients internes ? Comment piloter et fédérer les utilisateurs (remontée des besoins, roadmap des nouveaux services, processus d’onboarding des nouveaux clients …)

 

  • Outillage : Quels outils me sont utiles pour piloter et automatiser correctement mes environnements hybrides : d’un point de vue des recommandations techniques comme des recommandations financières (FinOps) ? Quels outils et services tiers me permettent de piloter correctement mes risques liés aux licences logicielles ?

 

  • Ecosystème : Dois-je privilégier des approches multi-cloud public me permettant de bénéficier des avantages concurrentiels de chaque acteur mais nécessitant des compétences plus larges et donc plus rares sur le marché ? Dois-je utiliser un infogérant pour piloter mes instances Cloud ?

 

  • Gouvernance : Quelle forme doit prendre la gouvernance autour de l’ensemble de ces sujets ? Comment la mise en place d’une gouvernance aboutit à l’atteinte des objectifs de maitrise des usages (qui est autorisé à faire quoi, quand, comment, dans quels services, à quels coûts et selon quel processus de refacturation …) et d’automatisation des actions (accélération des déploiements, standardisation, modèles…) ?

 

Il s’agit ici de préparer le futur et d’utiliser avec discernement l’offre pléthorique des cloud providers et des éditeurs. Elée est votre partenaire pour vous accompagner dans les études nécessaires menant à disposer de la vision pour choisir le bon service, au bon prix, au bon moment.

 

Notre expérience et nos compétences sont mises à votre disposition sur les sujets à la fois techniques, contractuels et financiers. Nos équipes de SysOps, d’architectes, de SAM Manager, d’acheteurs software, d’experts outils (outillage discovery, outillage FinOps, outillage conformité et optimisation des licences via SamBox.io) vous permettront d’atteindre vos objectifs et vous apporteront les bénéfices escomptés.

 

Ecrit par Benoit Plaine

Directeur des opérations

Leave a Reply

Your email address will not be published.