Les entreprises face à la transition iconomique

Partager sur Facebook
Partager sur Scoopit!

Informatisation et Iconomie : des systèmes d’information efficaces et performants

Intervention d’Alain Marbach – Président fondateur Elée – à la conférence de l’Institut de l’iconomie « la transition iconomique : une nouvelle vague de croissance », qui s’est déroulée, en collaboration avec le CIGREF,  le vendredi 14 mars 2014 au siège d’Axa (Paris) devant 800 DSI

Michel Volle écrit « L’informatisation met en œuvre une ressource naturelle inépuisable : le cerveau humain. Elle transforme la nature à laquelle sont confrontées les actions et les intentions. Ceux qui ignorent cela ne peuvent rien comprendre au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui ».

Inépuisable, cela veut dire qu’aucune ressource ne l’imite réellement l’intelligence et le travail intellectuel. Aucune ressource ne limite l’intelligence qu’une informatisation réussie peut apporter à des produits et services, peut apporter aux processus de l’entreprise, à la relation avec le client.

No limit for the intelligence in my services.

Michel Volle attire aussi notre attention sur le fait que même le monde physique qui nous entoure n’a plus les mêmes limitations.

Pas de limites donc pour l’intelligence que je peux apporter à mes produits et mes services. Bien sûr, une pensée classique, et correcte, est qu’une série d’idées trop longue, qu’un plan trop ambitieux, trop visionnaire, pourrait devenir indigeste. Attention, danger ! Cette pensée qu’il y a des limites à l’informatisation va conduire à la paresse. Elle est un poison pour le chef d’entreprise.

Je préfère dire, à l’âge de l’iconomie – « Pas de limites pour l’intelligence que nous pouvons apporter à nos produits et nos services.».

Car en face d’une entreprise établie, il y a les Venture – Capitalist. Et même si les Venture – Capitalist ne sont pas visionnaires, ils sont simplement systématiques, et ils vont aider les acteurs visionnaires à financer les nouveaux modèles riches en informatisation.

Alors, à l’âge de l’iconomie, il n’y a pas d’autres choix que de prendre pour son entreprise le vent d’une informatisation très forte, et c’est ce qui change depuis 10 ans.

Je voudrais maintenant dire où cette informatisation très forte doit se porter.

Une étude récente du Gartner dégage cinq critères communs, pour des sociétés gagnantes aujourd’hui. Je veux vous faire constater que 5 de ces cinq critères sont affectés par cette assistance d’un cerveau d’œuvre inépuisable.

Les deux premiers critères sont centrés sur le client :
1. Apporter un authentique enrichissement de l’interface du client avec votre produit ou votre service
2. Conduire une relation client performant.
Ils sont clairs : A nous de faire.

Les deux derniers critères sont attendus.
4. De l’innovation
5. Des produits et services admirables

Le troisième critère est plus étrange :
3. Un système d’information d’entreprise intégré et homogène

Pour ce critère, reprenons les mots de Michel Volle :« Dans l’iconomie, les produits sont des assemblages de biens et de services, chacun étant élaboré par un partenariat. La cohésion de l’assemblage et l’interopérabilité du partenariat sont assurées par le système d’information, de venu le pivot de l’entreprise ».

Notre entreprise, Elée, une jeune start-up, accompagne une trentaine de grandes sociétés. Nous les servons sur des enjeux de disponibilité, de qualité et de performance du système d’information.

C’est évident pour moi que la question, « mon système d’information est-il le pivot de mon entreprise ? » , est rarement assez haut dans la pile. On ne sent pas le souffle de cette question se propager dans les équipes.

Les entreprises sont engluées dans des logiciels propriétaires chers, dans des systèmes de données incohérents, dans des fonctionnalités dispersées. Elles ont peu de temps pour penser des finalités amples et un fonctionnement meilleur pour le SI. 80% des systèmes redondés sont incapables de basculer effectivement en cas de panne. Avec ces équipements en double inutilisables, ces logiciels trop chers, les gens de l’informatique qui deviennent fous dans l’incohérence subie, c’est entre 20% et 40% de nos dépenses informatiques qui sont perdues.

Et les hommes du système d’information ont très peu de temps et d’argent pour améliorer leurs outils. Comme si le fabricant de machines n’avait lui – même aucune machine moderne pour les fabriquer, et n’avait pas de temps ni d’argent pour investir !

Un client me disait même à propos des galériens de son système d’information « notre système est tellement fragmenté que pour 10 personnes qui exploitent le SI, il en faut 30 pour corriger leurs erreurs et les leurs ».

Et pourtant, un système d’information intégré est très efficace. Personne ne pense qu’une moissonneuse batteuse passe efficacement dans un bocage fragmenté.

Je souhaite finir par quelques caractéristiques de gagnants d’aujourd’hui qui confirment la thèse de Michel Volle, et de notre think-tank : en France, le Crédit Mutuel est la banque la plus compétitive ; toute son équipe dirigeante est simultanément une équipe d’informaticiens, qui a développé de belles fonctionnalités clients, a unifié son système d’informations et travaille sans relâche à cela, et développe en interne les solutions sans doute les plus modernes de gestion de ce système d’information. Free développe lui – même en interne les produits, services, et le système d’information associé. OVH, le leader français de l’hébergement développe ses propres serveurs, à partir d’une analyse rigoureuse du geste informatisé qu’il veut exécuter en coopération avec ses clients !

Les entreprises américaines Google, Amazon, Salesforce et ServiceNow sont constamment en train de proposer un seul système de production à leurs clients au pluriel, qui est d’ailleurs aussi le leur.

A l’ère de l’iconomie, nous croyons que le sursaut va naître de l’application rigoureuse de cette idée : c’est un cerveau d’œuvre inépuisable qu’il faut mettre au travail, avec amplitude, vite.

Partager sur Facebook
Partager sur Scoopit!

Ces articles peuvent vous intéresser